Par: Ricky Cheng

De nouvelles preuves démontrent que la structure du cerveau en forme d’amande située dans les lobes temporaux (partie latérale du cerveau) connue sous le nom d’amygdale peut être liée à la taille et à la complexité de ton réseau social.

Le « réseau social » se définit habituellement comme le cercle des membres de la famille, des voisins et des amis d’une personne. Grâce à l’Internet, nos réseaux sociaux se sont élargis au-delà de ces personnes que nous rencontrons en face à face pour inclure celles avec qui nous discutons et nous partageons le monde virtuel.

Fait bref : le terme amygdale vient du mot grec « amande ».

La docteure Lisa Feldman Barrett, psychologue à l’université Northeastern à Boston (Massachusetts) a démontré, en collaboration avec une équipe de chercheurs, que les personnes dotées d’amygdales plus volumineuses ont plus d’interactions régulières avec d’autres personnes. L’équipe a étudié 58 personnes âgées de 19 à 83 ans, en utilisant un appareil d’imagerie par résonnance magnétique (IRM). Ils ont trouvé non seulement que les individus ayant des amygdales plus grandes interagissent avec plus de personnes, mais aussi que leurs interactions se font avec des personnes qui ont joué plusieurs rôles dans leur vie (par ex. un ami qui a été aussi un camarade de classe).

Fait bref : l’amygdale a une importante fonction dans les comportements émotionnels qui sont associés à la peur et à l’anxiété.

Les êtres humains, comme espèce, ont généralement des amygdales plus grandes que celles des autres espèces, ce qui peut expliquer pourquoi nous menons, dans l’ensemble, des vies sociales plus complexes. Cependant, bien que nous sachions qu’il y a une relation entre l'amygdale et notre réseau social, rien ne nous permet de dire avec certitude qu’une amygdale plus grande puisse être la cause, ou le résultat, d’un réseau social plus grand. Des études antérieures ont démontré que l’amygdale joue un rôle dans nos émotions – ce qui signifie que cette partie de notre cerveau peut agir sur nos réactions et interactions avec d’autres personnes qui nous rendent plus ou moins sympathiques.

Bien qu’on ait établi un lien entre une amygdale plus grande et des personnes dotées d’un réseau social plus grand, les scientifiques ne savent pas si cela indique nécessairement que ces personnes sont meilleures que d’autres dans l’établissement et le maintien de relations sociales. Peut-être qu’une prochaine étude qui observerait le réseau social des temps modernes Facebook, pourra éclairer davantage le rôle de l’amygdale pour déterminer si les personnes qui ont de longues listes d’amis et plus d’interactions ont de grandes amygdales ou non.

Article publié pour la première fois le 26 avril 2011

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