Amy WangJe me compte très chanceuse d’avoir été en contact avec les sciences toute ma jeunesse. J’ai su très tôt que je voulais faire carrière en sciences, même si je ne sais pas encore exactement dans quel domaine. L’un des avantages des sciences, c’est de pouvoir voyager et visiter différents endroits! J’aime beaucoup voyager. En dehors de l’école, je passe le plus de temps possible à essayer de nouvelles choses et à acquérir de nouvelles compétences. En plus de m’intéresser aux sciences, j’étudie le piano, je joue au volley-ball et je fais partie d’une chorale. Plus tard, j’espère devenir professeure.

L’amélioration de la résistance à la rouille brune par croisements est la stratégie la plus efficace pour prévenir la perte de récoltes de blé, une culture qui contribue chaque année 11 milliards de dollars à l’économie canadienne. Nous avons étudié l’efficacité de plusieurs gènes de résistance répandus dans les variétés de blé de l’Ouest canadien, ce qui aidera les sélectionneurs à atteindre une résistance accrue et durable à la rouille brune dans le blé.

Qu’est-ce qui t’a motivée à participer au DBSC? Quelqu’un t’a-t-il incitée à le faire?

J’ai entendu parler du DBSC lors d’une présentation à mon école. J’ai tout de suite voulu participer. À l’époque, mon expérience en sciences se résumait à ce que j’avais appris à l’école. J’étais tout de même certaine que le programme serait une occasion unique d’en apprendre plus sur les expériences menées tous les jours à l’université ou dans les laboratoires de recherche de ma ville et de partout dans le monde. J’ai eu beaucoup de soutien de la part de mes parents et de nombreux amis qui participaient aussi au concours. Ça m’intriguait de découvrir comment la recherche scientifique se déroulait après l’école secondaire, et c’était une excellente occasion de voir à quoi ressemblait le travail dans un vrai laboratoire et de m’aider à réfléchir au domaine que je choisirai après le secondaire.

D’où t’est venue l’idée pour ton projet?

La Saskatchewan est une province reconnue pour l’agriculture – il était donc pertinent de choisir un sujet connexe. Notre province produit 10 % des exportations mondiales de blé, et pour qu’elle conserve cette position enviable, les scientifiques et les agriculteurs doivent réduire au minimum les éléments qui menacent de détruire leurs récoltes chaque année. L’un de ces obstacles est une maladie fongique appelée la rouille brune. Ici, au Canada, elle peut entraîner la perte de 40 % de nos récoltes, soit des pertes de l’ordre de 40 % dans une industrie de 11 milliards de dollars. Ma coéquipière et moi avons décidé de nous concentrer sur ce problème qui nous touche de près. Nous avons cherché des moyens de partir des gènes de résistance déjà présents dans le blé – et plus précisément dans le blé boulanger – pour trouver les combinaisons de ces gènes qui résisteraient le mieux à la rouille brune.

Qu’as-tu découvert qui pourrait intéresser d’autres adolescents ou avoir un effet sur leur vie quotidienne?

Dans le monde, 20 % des calories consommées proviennent du blé. C’est donc un problème de taille si nos producteurs de céréales perdent leurs récoltes à cause de la rouille brune. Et ce n’est pas tout : le processus d’étude du blé n’est qu’un avant-goût des innombrables recherches faites dans le domaine de l’agriculture et des façons dont on la science peut servir à améliorer les méthodes actuelles. Les adolescents pourront probablement s’identifier davantage à ce domaine de la science, étant donné qu’on peut en constater immédiatement les effets au quotidien. Je crois que nous nous entendrons tous pour dire que le pain et les pâtes sont souvent à la base de notre alimentation (et qu’ils sont délicieux!).

Qu’as-tu le plus aimé de ton expérience? As-tu rencontré des difficultés particulières?

Tout le processus a été extraordinaire, et complètement différent de mes autres projets scolaires. Ce que j’ai préféré, c’est de présenter mon projet et de montrer à tout le monde sur quoi j’avais travaillé si fort pendant la moitié de l’année (probablement plus!). Toutes ces journées de six ou sept heures passées au laboratoire prennent tout leur sens lorsqu’on présente enfin son travail et que les juges et les spectateurs s’y intéressent et posent des questions. Qu’on gagne ou non, c’est incroyable que des personnes qu’on ne connaît même pas s’intéressent à notre travail et qu’on ait la possibilité de leur expliquer tous les détails du projet. La science n’est pas un domaine facile. Grâce au DBSC, j’ai vraiment pu prendre conscience de tout le travail auquel se consacrent les scientifiques au quotidien pour changer nos vies. Pour moi, ce qui a été le plus difficile, ça a été d’obtenir des résultats autres que ceux que je recherchais, ou lorsque des mois de travail ont été réduits à néant parce que mon protocole ou ma méthode de recherche étaient incorrects. En fait, il est naïf de croire qu’on obtiendra des résultats concluants du premier coup ou même après dix essais, mais c’est aussi très difficile de mettre une croix sur des mois de travail acharné parce que ça n’a pas fonctionné, et de tout recommencer. C’est facile de se décourager lorsque tout ne va pas comme on veut, particulièrement dans le cas d’expériences qui prennent généralement quelques mois à réaliser. Grâce au DBSC, j’ai appris que les bons résultats ne sont pas le fruit du travail d’une journée, ni même d’un mois! Pour de bons travaux de recherche qui donnent de bons résultats, il ne faut pas compter ses heures et, plus important encore, se consacrer entièrement à la tâche.

Que conseillerais-tu aux autres jeunes qui songent à participer au DBSC?

Foncez! Même si on ne sait pas exactement dans quoi étudier, à notre âge, il est important d’être ouverts à différentes idées! Peu importe le domaine sur lequel porte le projet, le DBSC offre des ressources et des occasions uniques dont il faut profiter. Je conseille, dès le début réel du projet, de se familiariser avec tous les outils ou ressources de travail. L’expérience n’en sera que plus intéressante. Vous aurez plus de questions à poser à votre mentor, et votre créativité dans les expériences en sera stimulée. N’ayez pas peur d’essayer quelque chose par simple crainte que ça ne fonctionne pas! En science, le principe d’essais et erreurs est roi. Il est toujours préférable d’avoir l’esprit ouvert et d’adopter une attitude positive. N’oubliez pas : les scientifiques font la même chose que vous tous les jours, et ce ne sont pas toutes leurs expériences qui donnent de bons résultats. Ne vous attendez pas à ce que toutes vos expériences donnent de bons résultats non plus! Enfin, lorsque vient le temps de présenter votre projet, faites-le avec confiance! Vous méritez qu’on vous applaudisse pour tout le travail que vous avez fait : soyez courageux et osez... votre projet pourrait bien changer le monde! :)

Sanofi Biogenius Challenge

Sanofi Biogenius Canada (SBC) is a national, biotechnology research competition that is open to high school and CEGEP students across the country.  /  Sanofi Biogenius Canada (SBC) offre aux élèves des écoles secondaires et des cégeps de l’ensemble du Canada la chance de canaliser leur créativité, leur curiosité et leurs compétences scientifiques dans des projets de recherche


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