Erin Secord

Restauratrice, Société des musées de sciences et technologies du Canada (SMSTC)

Renseignements généraux: Je suis née à Montréal. Ma famille s’est installée à Ottawa alors que j’avais dix ans. J’ai obtenu un baccalauréat en sciences appliquées spécialisé en génie mécanique et des matériaux de l’Université Queen’s, à Kingston, puis un baccalauréat en sciences spécialisé en conservation des pièces de musée et du matériel archéologique de l’Université de Cardiff, au pays de Galles.

Décrivez votre travail.

Une grande partie de mon travail consiste à examiner et à traiter des artefacts de la collection des musées. Je sors les artefacts des installations d’entreposage et je les photographie, puis j’ajoute les photos et les remarques pertinentes à nos bases de données (vous pouvez trouver plusieurs de nos photo sur le site Web suivant : http://techno-science.ca. J’ai aussi pour tâche de préparer des propositions lorsqu’un artefact doit être nettoyé, réparé, assemblé, rendu plus sécuritaire ou lorsque quelque chose doit y être ajouté. Ensuite, j’utilise les matériaux convenant au travail à exécuter, puis, au besoin, je prépare l’artefact pour des expositions.

Mes autres tâches consistent à déterminer les rapports pouvant exister entre les artefacts que nous (les restaurateurs) traitons et les programmes ou événements qui ont lieu aux musées. Je participe à la rédaction de la description des artefacts exposés et je donne des conseils aux personnes chargées de préparer les expositions des musées pour que les artefacts conviennent aux présentoirs qui sont construits.

Parfois, nous participons à la mise sur pied de programmes ayant trait à la conservation, notamment des groupes patrimoniaux, des cours d’histoire ou de conservation, ou des cours sur le patrimoine. De plus, j’aide les conservateurs des musées à établir leurs programmes. Nous prenons aussi plaisir à utiliser les médias sociaux des musées et contribuons au rayonnement de la SMSTC.

J’aimais les domaines suivants:

Quelle est l’incidence de votre travail sur la vie des gens?

Je pense que, sans les restaurateurs, il serait impossible d’intégrer des artefacts aux expositions des musées comme nous le faisons aujourd’hui. Les expositions contiendraient de nombreuses répliques, des artefacts très endommagés ou des objets qui tomberaient en morceaux. Les restaurateurs travaillent très fort pour assurer la durabilité des artefacts de la collection afin qu’ils puissent être transmis de génération en génération. Je pense que, si nous n’existions pas, le public serait privé de l’histoire des sciences et de la technologie au Canada (ou d’une partie de celle ci).

L’une des particularités de notre collection est le fait qu’elle contient une grande quantité de matières dangereuses. À l’origine, les artefacts contenaient des matériaux comme de la pierre, du verre, du métal et du cuir, mais aussi des matières dangereuses comme des produits chimiques, des combustibles, des composés médicinaux, des explosifs ou des substances radioactives. Souvent, nous devons supprimer ou isoler les matières dangereuses pour que le public puisse admirer les artefacts en toute sécurité.

Quels sont les aspects de votre carrière qui vous motivent?

Ce qui me motive, ce sont les questions demeurées sans réponse qu’un artefact soulève lorsqu’il arrive sur mon bureau. Lorsqu’on travaille avec un objet à 15 centimètres de soi pendant une longue période, on se met à imaginer ce à quoi pouvaient ressembler sa fabrication, sa conception et son utilisation. Ce sont la résolution de ces énigmes et la découverte du fonctionnement et de la fonction rendant les artefacts importants qui me motivent vraiment. Le fait d’examiner de près des artefacts me permet d’apprécier les efforts consacrés à leur création et m’incite à les préserver du mieux que je peux afin de faire honneur à leur créateur.

Je me serais décrite comme une personne qui:

Décrivez votre cheminement de carrière.

J’ai fait des études universitaires en génie et, alors que j’étais étudiante, j’ai travaillé dans un laboratoire d’analyse de défaillance et d’analyse des matériaux. J’ai vraiment aimé le type de travail et la résolution de problèmes qu’on y effectuait, mais le milieu ne me convenait pas. J’avais toujours adoré les musées et j’aimais découvrir ce qui se passe dans les coulisses. J’ai donc fait des recherches à l’aide de Google sur les emplois offerts dans les musées, et j’ai constaté qu’ils exigeaient un diplôme en conservation. Je me rappelle avoir consulté les divers programmes de conservation offerts et avoir été très enthousiasmée par les cours que j’allais suivre. Dès que j’ai découvert le champ de travail de la conservation, j’ai su que j’allais y faire carrière.

J’ai fait de nombreux stages en conservation. J’ai travaillé pour des programmes de Jeunesse Canada au travail et pour le Programme fédéral d’expérience de travail étudiant (PFETE). Ensuite, j’ai travaillé dans trois ou quatre musées comme stagiaire bénévole.

Quelles activités aimez-vous faire en dehors du travail?

J’aime la voile, les jeux-questionnaires, l’artisanat, la cuisine, la gastronomie, l’exploration et la lecture. J’aime aussi devenir complètement absorbée par certaines émissions de télévision, passer du temps entre amis, et assister à des événements et profiter du plein air à Ottawa.

Quels conseils ou mots d’encouragement adresseriez vous aux personnes qui souhaitent entreprendre une carrière semblable à la vôtre?

Si vous voulez savoir comment le monde fonctionne, vous devez acquérir des connaissances scientifiques. Vous devez savoir répondre à des questions commençant par « pourquoi » et « comment », par exemple, et avoir assez de jugement pour déterminer si ces questions sont vraiment importantes.

CurioCity Careers

We hope you enjoyed learning about this great STEM career! The information in this career profile was provided by this individual especially for CurioCity. We hope it helped give you a sense of what this type of job is really like.

Let’s Talk Science is pleased to provide you with this information as you explore future career options. Many careers require a background in science, technology, engineering and math (STEM). Even jobs that don’t use specific STEM concepts on a day-to-day basis benefit from the skills gained through a study of STEM. People with a STEM background are very much in demand by employers across all career sectors. If you would like to learn about more careers that have a STEM connection, visit http://www.explorecuriocity.org/careers.



Comments are closed.

Commentaire