Jennifer Gardy - Scientifique principale au Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique et animatrice à la télévision de la CBC

Un auteur de CC
27 octobre 2017

Jennifer Gardy

Scientifique principale au Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique et animatrice à la télévision de la CBC

Je suis né/j’ai grandi à : À Vancouver, en Colombie-Britannique.

J’habite désormais : Je suis toujours à Vancouver.

J’ai complété ma formation ou mes études à : J’ai fait un baccalauréat ès arts à l’Université de la Colombie-Britannique, je détiens un diplôme d’études supérieures de l’Université McGill, et j’ai fait un doctorat en philosophie (Ph. D.) à l’Université Simon Fraser.

Décrivez votre travail.

Au Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique (BCCDC), je dirige une équipe de recherche qui étudie les éclosions de maladies infectieuses. À ce titre, je consacre un peu de temps à analyser des données, mais la majeure partie de mon travail consiste à diriger mon équipe. Mes fonctions de leadership m’appellent à assister à des réunions et à chercher du financement pour nos travaux. Je rédige aussi des articles, et je donne des présentations sur nos découvertes. Un volet de mon travail est aussi de cultiver des liens avec des collègues de partout dans le monde. La principale méthode employée par mon équipe pour étudier les éclosions de maladie est le séquençage des génomes. Nous utilisons de l’équipement spécialisé pour lire rapidement les instructions génétiques encodées dans des pathogènes bactériens ou viraux. Et nous faisons cela avec des dizaines, des centaines et même des milliers de pathogènes à la fois. Nous utilisons ensuite des outils de bio-informatique pour traiter les génomes. Une fois les données analysées, nous utilisons des formules mathématiques et d’autres données pour tenter de comprendre comment une éclosion donnée est survenue.

J’aimais les domaines suivants :

Quels sont les impacts de votre travail sur la vie des gens?

Ce que j’aime tant de l’étude d’éclosions par le recours à la génomique, c’est que nous voyons immédiatement les résultats de nos efforts. Dans certains domaines scientifiques, les gens font des découvertes, mais doivent attendre des années avant que leurs constats aient des répercussions sur la société. Mais nous, lorsque nos travaux portent fruit, nous en voyons rapidement l’incidence sur la prévalence des maladies. Nous savons tout de suite si notre recherche fonctionne, et plus important encore, nous gardons les Canadiens en santé!

Qu’est-ce qui vous motive sur le plan professionnel?

Ce que j’aime le plus de mon travail, c’est que chaque fois que nous effectuons le séquençage d’un génome et que nous jetons un coup d’œil sous le capot d’une éclosion, pour ainsi dire, nous posons les yeux sur des données que personne n’avait encore jamais vues. Et nous apprenons des choses tout à fait nouvelles — ce sentiment de découverte est formidable! Sans parler du fait que ces découvertes contribuent à la lutte contre de nombreuses maladies infectieuses! Je dois aussi dire que j’aime beaucoup la collaboration, les communications et les déplacements qui font partie de mon travail de chercheuse scientifique. Je me sens très privilégiée de pouvoir voyager partout dans le monde, de travailler avec des collègues aux quatre coins de la planète et de discuter avec eux de nos découvertes respectives. Par exemple, cette semaine, je m’envole vers Washington pour assister à un congrès, alors que, il y a seulement deux semaines, j’étais à Londres avec des amis qui font eux aussi de la recherche dans mon domaine!

Je me serais décrite comme une personne qui :

Décrivez le parcours que vous avez emprunté pour vous rendre où vous êtes sur le plan professionnel.

Les maladies infectieuses m’ont toujours intéressée. Au secondaire, quelque chose me disait que j’aboutirais dans ce domaine. Mais ce que je n’avais pas encore compris à l’époque, c’est que poursuivre mes intérêts, rendue au niveau universitaire, piquerait ma curiosité dans d’autres domaines, comme la génétique, l’informatique et les communications. J’étais loin de me douter que je pourrais combiner ces intérêts à ma passion pour les microbes et les virus, et faire de tout cela une carrière tout à fait unique. C’est ainsi qu’aujourd’hui, je passe mes journées à utiliser l’informatique pour analyser les génomes d’agents responsables de maladies infectieuses. Et le soir venu, je travaille sur mes projets de communication scientifique, notamment sur mes chroniques documentaires que je présente à la télévision de la CBC. C’est en restant ouverte aux options qui se présentaient à moi et en suivant mes passions du jour que j’en suis venue à m’outiller d’un bagage de compétences vraiment unique.

Quelles activités faites-vous en dehors du travail?

J’aime beaucoup voyager partout dans le monde et déguster des plats exotiques, et j’aime aussi cuisiner à la maison. Ce qui veut dire que je dois rester active! Je fais du Pilates et j’aime le tennis. J’ai deux chiens qui aiment bouger, et j’adore aller marcher avec eux en forêt. Et l’automne, ces randonnées deviennent des chasses aux champignons et la découverte d’autres délices des bois.

Quels conseils ou encouragements donneriez-vous à ceux qui veulent avoir une carrière semblable à la vôtre?

La passion et l’enthousiasme sont les clés de la réussite. Si vous suivez vos intérêts, où qu’ils puissent vous mener, vous aimerez chacune de vos journées au travail, quel que soit ce travail!

Parlons sciences reconnaît l’apport de Jennifer Gardy et le remercie pour sa participation à l’initiative Canada 2067.

Un auteur de CC

Note biographique non disponible.







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