Samantha Stuart - Stagiaire en ingénierie de la qualité, Synaptive Medical

Un auteur de CC
14 décembre 2017

Samantha Stuart

Stagiaire en ingénierie de la qualité, Synaptive Medical

L’endroit où j’ai vu le jour/grandi : À Collingwood, en Ontario, au Canada

L’endroit où je vis maintenant : À Toronto, aussi en Ontario, au Canada

Les endroits où j’ai étudié/reçu une formation : Je détiens un baccalauréat ès sciences en génie des matériaux de l’Université de Toronto

Décrivez ce que vous faites au travail

À ce jour, j’ai occupé trois postes très différents les uns des autres :

  1. adjointe à la recherche sur les matériaux
  2. collaboratrice en propriété intellectuelle
  3. stagiaire en ingénierie de la qualité

Pour chacun de ces postes, j’ai dû employer diverses compétences en STIM et résoudre des problèmes variés. En voici une brève description.

1. Adjointe à la recherche sur les matériaux — ce poste très intéressant me permettait de vraiment mettre la main à la pâte.

Tous les jours, je devais réaliser des expériences dans un labo universitaire. Il fallait que nous déterminions la cause de fissures sinusoïdales (en forme de vagues parfaites) dans un composé commun de dioxyde de silicium (du verre) étendu en fines couches. Je devais souvent discuter avec d’autres étudiants du groupe pour obtenir de l’aide. Par l’intermédiaire du programme auquel je participais, j’ai aussi eu la chance de visiter de remarquables installations de recherche biomédicale à Toronto, et de rencontrer d’autres chercheurs. Grâce à ma patronne, j’ai même pu assister gratuitement à une conférence de 400 $!

2. Collaboratrice en propriété intellectuelle — ce poste impliquait beaucoup d’écriture, de même que l’emploi de mes connaissances en STIM.

Beaucoup de gens pensent que le droit relève davantage du domaine des sciences humaines. Pourtant, le droit et les STIM peuvent souvent se recouper, comme dans le cas des brevets, par exemple. Dans le cadre de cet emploi, je rencontrais des concepteurs qui devaient m’expliquer l’aspect novateur et l’utilité de leur invention afin que je puisse rédiger un brevet convaincant. Mes aptitudes en communication technique, ma capacité d’apprendre rapidement et mes talents de vulgarisatrice m’ont été très utiles!

3. Stagiaire en ingénierie de la qualité — pour sauver des vies par le biais de la planification!

Synaptive Medical est une société d’ingénierie biomédicale qui conçoit et fabrique des appareils d’assistance en neurochirurgie. De toute évidence, ces appareils doivent être absolument sécuritaires! Or, c’est le service d’ingénierie de la qualité qui doit s’en assurer. Il arrive souvent que j’écrive, que je programme ou que je rencontre d’autres équipes qui présentent leurs problèmes à la mienne en vue de les résoudre.

J’aimais les domaines suivants :

Quels sont les impacts de votre travail sur la vie des gens?

Évoluant actuellement en ingénierie de la qualité, je peux constater que ce que je fais a un effet direct sur la préservation de vies humaines. Chez Synaptive, on nous relate souvent des cas où nos produits ont sauvé des patients qui n’auraient autrement pas pu subir la chirurgie dont ils avaient besoin à cause de risques d’échec trop élevés. Cela me procure une incroyable satisfaction, tout en me poussant à continuer de travailler fort.

Qu’est-ce qui vous motive sur le plan professionnel?

Je suis une passionnée des innovations biomédicales. Voilà pourquoi je me suis sentie très valorisée de pouvoir travailler dans un domaine aussi avant-gardiste que celui des appareils médicaux.

Je suis toujours émerveillée de voir à quel point des approches inventives pour résoudre, par le biais des STIM, des problèmes qui gênent l’industrie depuis longtemps peuvent mener à la création de produits extraordinaires et peut-être jamais vus auparavant. Ce domaine est réellement « bouleversant », dans le sens figuré du terme. Les idées nouvelles ont en effet le potentiel de changer complètement la façon de fonctionner de l’industrie. Or, je trouve très stimulant le fait de travailler ainsi au seuil du futur.

Le fait d’évoluer dans un secteur aussi interdisciplinaire que celui des appareils médicaux exige en outre d’apprendre constamment des choses qui vont au-delà de ce qu’on nous a enseigné à l’école. Beaucoup de travaux de recherche sont effectués en partenariat avec des établissements universitaires. Ces travaux se font également en parallèle avec les processus de développement, de fabrication et de mise en marché qui doivent se dérouler avant la vente des produits. Il s’agit réellement d’un travail d’équipe. Voilà pourquoi des connaissances en STIM peuvent se révéler vraiment utiles en permettant d’appliquer des notions de base en conception, de résoudre des problèmes en s’appuyant sur des faits et de prendre des décisions basées sur des données.

Je me serais décrite comme une personne qui :

Décrivez le parcours que vous avez emprunté pour vous rendre où vous êtes sur le plan professionnel

L’Expo-sciences pancanadienne m’a réellement servi de tremplin pour me rendre où je suis aujourd’hui. À mon école secondaire, nous devions réaliser des projets scientifiques tous les ans, ce que j’ai détesté au début. Toutefois, le fait de réfléchir en équipe à des idées de recherche chaque année m’a graduellement permis de rehausser la qualité de mes présentations. En 11e année, j’ai remporté plus de 20 000 $ en prix et bourses dans le cadre d’un concours national!

Au secondaire, ce qui m’a le plus aidée a été de chercher les réponses à de grandes questions, et de faire preuve de persévérance dans cette démarche, en apprenant et en faisant des erreurs en cours de route. C’est quand on est jeune que les prix à payer et les attentes envers soi sont au plus bas, et que les marges d’erreur sont les plus élevées; à cet âge, l’optimisme rapporte!

J’ai trouvé très difficile la transition du secondaire au programme d’ingénierie. Habituée à des notes élevées plein mon bulletin, je me suis mise à vivre échec après échec. Il a fallu que j’apprenne à considérer chacun de ces insuccès comme une occasion d’acquérir des connaissances, et, dans les pires moments, que je m’inspire des gens qui ont su en surmonter. Jusqu’ici, cette façon d’envisager les choses a vraiment valu la peine!

Quelles activités faites-vous en dehors du travail?

La recherche d’un équilibre entre le travail et la vie personnelle est vraiment essentielle! Durant mes temps libres, je contribue au rayonnement de l’ingénierie. Mais j’aime aussi lire, faire de la musique et assister à des spectacles; les jeunes ont droit à toutes sortes de rabais sur les billets pour l’opéra ou le ballet! Je suis aussi fervente de ski, de voyages et de kick-boxing.

Quels conseils ou encouragements donneriez-vous à ceux qui veulent avoir une carrière semblable à la vôtre?

Soyez proactifs, posez des questions et rêvez grand! Au secondaire, j’ai fait mes débuts en STIM en faisant appel à un psychiatre dans le cadre d’une expo-sciences. Je pensais bien qu’il ne prêterait aucune attention à la jeune fille de 15 ans que j’étais alors. Or, il est devenu un fantastique mentor et a écrit une lettre de recommandation qui m’a permis d’obtenir une bourse couvrant toutes mes études universitaires! Demandez, et vous recevrez!

Parlons sciences reconnaît l’apport de Samantha Stuart et la remercie pour sa participation à l’initiative Canada 2067.

Un auteur de CC

Note biographique non disponible.







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