Mike McDonald - Fondateur-directeur général de Recess Guardians de la Saskatchewan Blue Cross

Un auteur de CC
15 décembre 2017

Mike McDonald

Fondateur-directeur général de Recess Guardians de la Saskatchewan Blue Cross

Je suis né/j’ai grandi à : Saskatoon, Saskatchewan Canada

J’habite désormais : Saskatoon, Saskatchewan Canada

J’ai complété ma formation ou mes études à : J’ai fait un baccalauréat en kinésiologie à l’Université de la Saskatchewan.

Décrivez votre travail.

Lorsqu’une personne pense à lancer sa propre entreprise, elle concentre souvent toute son attention sur ce qui l’intéresse vraiment dans cette idée. Or, il y a beaucoup plus à considérer si on veut démarrer une entreprise qui pourra prospérer. Une des leçons que j’ai apprises dans mon parcours est celle-ci : il faut mettre sur pied une organisation solide ainsi que chacune de ses facettes avant de penser à toute expansion. Beaucoup de gens voient grand dès le début, mais chercher une croissance trop rapide peut mener directement à la catastrophe. Il est important de prendre son temps et de s’assurer que tout fonctionne rondement avant de penser à élargir les activités. Il est préférable de croître lentement, sans quoi on risque de perdre le contrôle. La réussite repose sur l’expérience que vivent les clients, et cette expérience doit être positive à tous les égards.

Par ailleurs, il est extrêmement important de vous entourer d’une bonne équipe. J’ai eu le grand privilège de m’entourer d’un formidable directeur associé, d’un solide conseil d’administration et de bons conseillers. Voilà une autre leçon que j’ai apprise : pour réussir, il faut se faire épauler par des gens de différents horizons, qui possèdent des forces variées. Je n’excelle évidemment pas dans tout, mais je me réjouis de pouvoir compter sur des gens qui brillent dans leurs domaines respectifs. Il est aussi crucial d’avoir autour de soi des gens qui n’ont pas peur de donner honnêtement leur opinion. J’aime beaucoup mieux qu’on remette mes idées en question que voir tout le monde être d’accord avec tout ce que je dis. S’il est parfois difficile d’admettre qu’on a tort, cela rapporte avec le temps.

Enfin, pour que votre entreprise réussisse, vous devez être passionné par votre travail. Ayant fait un baccalauréat en kinésiologie à l’Université de la Saskatchewan, je comprends très bien les bienfaits de l’activité physique sur l’esprit. Voilà pourquoi je crois si fermement en ce que nous faisons ici. Lorsque vous êtes passionné, vous arrivez non seulement à mieux vendre vos produits ou services, mais aussi à transmettre l’idée derrière ces derniers ainsi que votre propre énergie.

J’aimais les domaines suivants :

Quelle est l’incidence de votre travail sur la vie des gens?

Nous aidons les jeunes à être plus actifs dans la cour d’école, et à acquérir de précieuses aptitudes qui leur seront utiles tout au long de leur vie. Jouer pendant la récréation, c’est beaucoup plus que simplement s’amuser. C’est aussi favoriser le développement social, apprendre à être juste et honnête, et acquérir des habiletés qui nourriront l’avenir. Et nous savons tous que lorsqu’un élève gagne de l’assurance dans un volet de sa vie, cela se répercute dans d’autres domaines — en classe, par exemple. La confiance en soi est essentielle à la réussite, et nous aidons les jeunes à développer la leur, un jeu à la fois.

Quels sont les aspects de votre carrière qui vous motivent?

Les volets de mon travail qui me stimulent sont nombreux! D’abord et avant tout, les répercussions de notre travail sur les jeunes me réjouissent. Il est formidable de voir leur enthousiasme lorsqu’ils montrent un nouveau jeu à leurs camarades et qu’ils travaillent tous ensemble. Nos activités ne sont ni complexes ni difficiles; notre principale force réside dans la grande simplicité de notre programme, qui vise à faire comprendre tant aux élèves qu’aux enseignants que tous peuvent piloter des jeux, et qu’il n’est pas toujours nécessaire qu’un adulte prenne les choses en charge. Les prix et les certificats sont merveilleux, bien sûr, mais la vraie raison pour laquelle je fais ce travail, c’est que je tiens à démontrer que TOUS les jeunes ont le pouvoir de diriger. Je suis tellement impatient de voir, dans quelques années, toutes les formidables choses que cette cohorte de jeunes sera en mesure d’accomplir dans la collectivité, une fois à l’âge adulte.

La conclusion de partenariats et la recherche de commandites sont également des activités très enrichissantes. La Saskatchewan Blue Cross est notre principal partenaire financier depuis maintenant sept ans, ici en Saskatchewan. C’est grâce à cet organisme que nous avons pu ramener le jeu dans la cour d’école pour près de 150 000 jeunes. Trouver des commanditaires est difficile, quoique chercher des entreprises dont les objectifs rejoignent les nôtres est un peu comme un jeu. Il est beaucoup plus facile de dire non, alors quand une entreprise nous répond oui, c’est très spécial pour nous. Je dois affronter près d’une centaine de refus avant d’obtenir une seule réponse affirmative, mais ce oui à lui seul me motive à continuer!

Je dirais aussi que le fait d’avoir créé un organisme et de faire quelque chose que personne ne faisait avant nous stimule, mon équipe et moi. Et nous cherchons toujours de nouvelles façons de nous améliorer. C’est vraiment formidable de penser que nous avons le pouvoir de réinventer la récréation de centaines de milliers de jeunes, et de faire vivre aux écoliers des expériences mémorables dans les cours d’école.

Je me serais décrite comme une personne qui :

Décrivez votre cheminement de carrière.

Je ne fais pas du tout le travail que je prévoyais faire lorsque j’ai fini mon secondaire, moi qui pensais devenir courtier en valeurs mobilières ou avocat! Je m’imaginais en complet tous les jours, à faire du 9 à 5 comme tout le monde. Mais mes parents m’ont plutôt conseillé de prendre une année sabbatique, après le secondaire, pour travailler, voyager et réfléchir à mon avenir. Je me suis donc trouvé un emploi dans une école de Saskatoon, et c’est là que j’ai eu l’idée de fonder les Recess Guardians de la Saskatchewan Blue Cross.

Ce sont la persévérance et la motivation qui m’ont permis d’en venir où j’en suis aujourd’hui. Je vous le dis, il y a des jours où on remet en question ce qu’on fait, où les choses deviennent très difficiles, où on se demande si ça en vaut la peine. Mais lorsque je vois un élève de la 1re année sourire et rire en dirigeant un jeu avec ses camarades de classe, tout mon travail prend son sens.

J’ai eu d’épatants mentors au fil du temps, et j’ai appris qu’il ne faut jamais avoir peur de poser des questions ni d’admettre qu’on se sent perdu. Certains perçoivent cela comme de la faiblesse, mais moi, j’y vois de la force. Savoir ce qu’on sait et ce qu’on ne sait pas permet de grandir, et de demander l’aide nécessaire.

J’ajouterais aussi qu’être soutenu par de solides commanditaires qui croient en nous et qui acceptent d’embarquer dans notre aventure est très motivant. Comme je l’ai mentionné plus tôt, la Saskatchewan Blue Cross nous a fait confiance lorsque nous n’étions présents que dans 25 écoles, et nous a soutenus dans notre croissance, notre organisme offrant maintenant ses services à plus de 225 établissements scolaires dans la province. Je le répète, trouver des commanditaires est ardu, mais cela devient moins difficile après avoir obtenu une première commandite. J’en profite d’ailleurs pour remercier tous les organismes qui nous ont appuyés depuis nos débuts.

Quelles activités aimez-vous faire en dehors du travail?

J’adore aller courir, ce qui m’a amené à devenir ambassadeur de la course à pied pour Under Armour et Muscle MLK Canada. À part ça, je siège à plusieurs conseils d’administration, et je suis toujours à l’affût d’une nouvelle aventure!

Quels conseils ou mots d’encouragement adresseriez-vous aux personnes qui souhaitent entreprendre une carrière semblable à la vôtre?

Ne laissez pas un non vous arrêter. Croyez-moi, si j’avais abandonné chaque fois qu’on m’a dit non, je serais dans un tout autre domaine et je n’aurais jamais pu contribuer au mieux-être de quelque 150 000 jeunes. Non signifie simplement que vous n’avez pas encore réussi à faire valoir les raisons pour lesquelles votre idée mérite un oui.

Parlons sciences reconnaît l’apport de Mike McDonald et le remercie pour sa participation à l’initiative Canada 2067.

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Note biographique non disponible.







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