Rahul Arora - Étudiant chercheur au Tom Baker Cancer Center

Un auteur de CC
13 février 2018

Rahul Arora

Étudiant chercheur au Tom Baker Cancer Center

Je suis né/j’ai grandi à : À Calgary, en Alberta.

J’habite désormais : À Calgary, en Alberta.

J’ai complété ma formation ou mes études à : Je poursuis un baccalauréat en sciences de la santé spécialisé en sciences biomédicales de l’Université de Calgary.

Décrivez votre travail.

J’en suis à la troisième année d’un baccalauréat en sciences de la santé à l’Université de Calgary, mais sur le plan professionnel, je me consacre surtout au rôle d’étudiant chercheur au Tom Baker Cancer Center. À ce titre, je participe à la conception, à la réalisation et à la présentation d’essais cliniques et d’études s’appuyant sur des recherches dans des bases de données. Mes travaux s’axent actuellement sur la découverte de traitements efficaces contre le cancer du pancréas et des poumons.

Mon travail est de nature très diversifiée. Au cours d’une journée donnée, je peux écumer la littérature scientifique pour mieux comprendre une condition, écrire une proposition de projet pour un nouvel essai clinique que nous envisageons, procéder à l’analyse statistique d’une de nos études précédentes, ou me préparer en vue d’une présentation sur nos travaux de recherche. J’ai fait de telles présentations d’un bout à l’autre du Canada, ce qui m’a donné la chance de voir du pays et de rencontrer des personnes fort intéressantes.

La plupart du temps, je ne travaille pas de manière isolée. Je collabore souvent avec les membres de mon équipe de recherche, soit des médecins, des chercheurs, des statisticiens et d’autres étudiants. Avec eux, je passe le plus clair de mon temps à résoudre des problèmes. L’un d’entre nous soulève une nouvelle question ou rapporte de nouveaux résultats de recherche. Nous employons ensuite un tableau blanc électronique pour concevoir une étude susceptible de répondre à cette question, ou encore d’interpréter ces résultats et leurs conséquences chez les patients.

Mon travail requiert de solides compétences relationnelles; il faut savoir communiquer, collaborer avec diverses équipes, faire des présentations, diffuser des conclusions d’études au sein de la communauté et écrire des propositions de projets ou d’autres manuscrits. Mais il exige des compétences spécialisées tout aussi solides. Il faut en effet comprendre la biologie et la chimie pour savoir comment les traitements que nous envisageons interagiront avec le cancer, et avoir de fortes aptitudes en mathématiques, qui sont nécessaires pour la conception d’essais cliniques, l’analyse statistique et l’interprétation de résultats de recherches.

J’aimais les domaines suivants :

Quelle est l’incidence de votre travail sur la vie des gens?

Mon travail a des impacts directs sur la vie des personnes atteintes de cancer. Les essais cliniques que je réalise les ont comme sujets, et j’ai ainsi la possibilité d’améliorer leur sort. Certaines de mes études fondées sur les données ont aussi influencé le traitement standard des patients de l’Alberta. Le fait de pouvoir avoir ces impacts directs me motive; cela rend mes travaux de recherche plus concrets, et le temps que j’y consacre, plus gratifiant.

Quels sont les aspects de votre carrière qui vous motivent?

Les raisons pour lesquelles j’aime mon travail se classent en trois grandes catégories : les défis intellectuels, les interactions humaines et les impacts produits.

J’aime les défis intellectuels et je trouve stimulant de pouvoir constamment développer de nouvelles compétences en repoussant tant mes limites personnelles que celles du savoir existant. Or, mes fonctions actuelles me permettent de faire ces deux choses de façon admirable. Il y a toujours des occasions de faire quelque chose d’inédit, et d’étendre mes capacités par le fait même. Par définition, la recherche vise à nous mener au-delà de nos connaissances actuelles. Toujours satisfaisants, ces défis constants me poussent en outre à rester alerte.

Les interactions humaines jouent aussi un rôle majeur. La recherche sur le cancer n’est pas cloisonnée, surtout en contexte clinique. Aucune enquête ne se fait en silo. Des médecins, des chercheurs, des statisticiens et des patients de plusieurs horizons sont tous mis à contribution. Avec ces personnes, les conversations sont toujours stimulantes; qu’elles portent sur la conception d’un essai ou sur l’interprétation des conséquences de résultats de recherche, elles sont intéressantes chaque fois et contribuent véritablement à notre objectif commun.

La recherche sur le cancer produit des impacts manifestes et démontrables sur la société. J’ai eu la chance de constater que mes travaux ont mené à des changements de pratiques cliniques au bénéfice des patients, soit en réduisant la toxicité qu’ils subissent, soit en augmentant leurs possibilités de survie. Au-delà de ces répercussions tangibles, tout ce que je fais au travail est disséminé par l’intermédiaire de présentations ou de publications, et a le potentiel de toucher des personnes atteintes du cancer partout dans le monde.

Je me serais décrite comme une personne qui :

Décrivez votre cheminement de carrière.

Au secondaire, j’étais comme un navire sans gouvernail — je ne savais pas si je voulais aller en ingénierie, en mathématiques, en informatique, en médecine ou encore si j’allais tout lâcher pour me lancer en cuisine! Au bout du compte, j’ai réalisé que je voulais un travail qui aurait des répercussions concrètes et positives sur la société dans son ensemble. Je voulais aussi une carrière qui comporterait des défis intellectuels et qui serait propice aux relations interpersonnelles; j’ai donc choisi de tenter un parcours en médecine.

J’ai toujours pensé que la recherche était une discipline très fermée, et qu’il fallait détenir un doctorat pour y accéder pleinement. Heureusement, j’ai eu la chance d’être entouré de généreux mentors qui m’ont pris sous leur aile dès le début de mes études de premier cycle. Au fil des trois dernières années, ils m’ont fait passer de débutant ne sachant pas ce qu’était le cancer à étudiant chercheur capable de concevoir des essais cliniques pour le contrer! Leurs conseils ont orienté mon choix de carrière et la trajectoire que j’ai empruntée pour m’y rendre, et m’ont ainsi permis de contribuer de manière significative à la recherche sur le cancer.

Quelles activités aimez-vous faire en dehors du travail?

Dans mes temps libres, j’aime cuisiner, lire, jouer au ping-pong ou à des jeux de société, ou encore me détendre avec des amis et des membres de ma famille. J’aime aussi enseigner et faire du mentorat : je gère un organisme sans but lucratif appelé Operation Med School, et j’aide de nombreux étudiants.

Quels conseils ou mots d’encouragement adresseriez-vous aux personnes qui souhaitent entreprendre une carrière semblable à la vôtre?

Acceptez de relever des défis. Aucune croissance ne se produit en zone de confort. La recherche exige qu’on franchisse toujours les frontières du savoir actuel. En établissant ce qui est actuellement possible et ce qu’on sait déjà, on peut constamment repousser ces limites et réaliser de grandes choses au fil du temps.

Parlons sciences reconnaît l’apport de Rahul Arora et le remercie pour sa participation à l’initiative Canada 2067.

Un auteur de CC

Note biographique non disponible.







Soumettre un commentaire

Commentaire