JESSICA VANDENBERGHE - Directrice de l’application des règlements, APEGA

Jessica Vandenberghe

Directrice de l’application des règlements, APEGA

Je suis né/j’ai grandi à : Je suis née à Edmonton, en Alberta (Canada), mais j’ai grandi en Alberta septentrionale, dans une ferme située au nord de la ville de Grande Prairie.

J’habite désormais : Je vis toujours à Edmonton. J’y suis revenue pour étudier à l’Université de l’Alberta, puis j’ai eu la chance d’y trouver de l’emploi, alors j’y suis restée. C’est une ville merveilleuse!

J’ai complété ma formation ou mes études à : J’ai obtenu deux diplômes à l’Université de l’Alberta. J’ai d’abord fait un baccalauréat ès sciences en génie chimique avec option en commande de processus par ordinateur, le tout jumelé à un programme d’alternance travail-études. J’ai reçu ce diplôme avec distinction. J’ai ensuite fait une maîtrise ès sciences en génie chimique et minier fondée sur la rédaction d’une thèse.

Décrivez votre travail.

J’ai eu deux principaux emplois jusqu’ici. Le premier a été dans le domaine de la recherche sur les sables bitumineux, tandis que le deuxième — mon poste actuel — se situe dans le secteur de la réglementation professionnelle. Mais parlons d’abord de ma première expérience. J’ai travaillé à la réalisation d’expériences dans une usine pilote où nous mettions à l’essai de nouvelles idées pour améliorer les procédés liés aux sables bitumineux et réduire les répercussions sur l’environnement, pour créer des façons de faire plus efficaces, ou encore, pour réduire les coûts d’exploitation et de maintenance ou rehausser la fiabilité. Je collaborais avec des technologues à la conception d’expériences et de méthodes de mesure de divers résultats de ces dernières, puis à la vérification de nos hypothèses. Les travaux des équipes dont j’ai fait partie ont mené au dépôt de plusieurs brevets. Nous avons également travaillé à l’élargissement de nos essais afin de déterminer si nos théories se vérifiaient à plus grande échelle. Étant l’ingénieure du groupe, c’était surtout moi qui faisais l’analyse des données — j’utilisais des équations et des formules mathématiques pour confirmer l’exactitude de nos échantillons. Je vérifiais l’équilibre de la masse et de l’énergie, et en analysais les résultats pour déterminer les modifications à apporter aux expériences.

J’aimais les domaines suivants :

Quelle est l’incidence de votre travail sur la vie des gens?

Aujourd’hui, je travaille pour un organisme de réglementation; l’APEGA est une association professionnelle qui s’assure que les ingénieurs et les géoscientifiques en Alberta sont compétents tant sur le plan éthique que technique. En effet, pour travailler en ingénierie ou en sciences de la Terre dans ma province, il vous faut une licence de l’APEGA, laquelle est octroyée aux personnes qui possèdent le diplôme requis ainsi que plusieurs années d’expérience. Or, mon travail est d’assurer que tous nos membres respectent les règles et exigences prescrites par l’Association. Mon rôle est important : je veille à ce que les ingénieurs et géoscientifiques aient toujours le public à l’esprit, et à ce que leur travail ne mette jamais la population en danger. Essentiellement, mon but est d’assurer que le travail de nos membres correspond à un certain niveau de qualité, et que nos ingénieurs et géoscientifiques agissent de façon professionnelle et éthique. Mon travail a donc une grande incidence sur le public : tenir les ingénieurs et géoscientifiques responsables s’ils ne pratiquent pas avec compétence et dans le respect des règles d’éthique contribue à la sécurité de la population.

Quels sont les aspects de votre carrière qui vous motivent?

Les défis sont pour moi une source de motivation — j’aime rencontrer des problèmes et chercher à les résoudre. Lorsque je travaillais en recherche sur les sables bitumineux, les défis étaient généralement d’ordre scientifique et mathématique, mais dans mes fonctions actuelles, les problèmes à relever sont plutôt de nature juridique. Je continue toutefois d’utiliser les habiletés que j’ai acquises dans mon travail technique. Je sais, par exemple, comment piloter des projets, collaborer avec les gens, communiquer des idées, gérer le changement et évaluer les risques. Présentement, je dirige une équipe de plusieurs personnes, ce qui me motive beaucoup; je dois m’assurer que tous possèdent les connaissances et compétences nécessaires pour exceller dans leur travail. J’essaie également de cultiver l’enthousiasme au sein de l’équipe. J’aime beaucoup diriger les gens, leur enseigner, et les voir croître et briller. Soit dit en passant, être ingénieure est en outre avantageux sur le plan financier. Trouver un équilibre entre le travail et la vie personnelle est important, et avoir les moyens pour me permettre de prendre des vacances, de relaxer, de faire du sport, etc. est un bel avantage.

Je me serais décrite comme une personne qui :

Décrivez votre cheminement de carrière.

Quand j’étais au secondaire, je ne me voyais pas là où je suis aujourd’hui. Plus jeune, je voulais devenir musicienne ou artiste. Mais j’ai ensuite compris que ces carrières ne sont pas toujours stables. J’ai alors opté pour la médecine puisque je n’avais encore jamais entendu parler d’ingénierie. Mais en 11e année (4e secondaire), un conférencier est venu visiter mon groupe de chimie, et ses paroles m’ont donné envie de devenir ingénieure. À ceux et celles qui décident d’aller en génie, je leur recommande fortement de suivre un programme d’alternance travail-études à l’université. C’est grâce à cette formule que j’ai pu essayer plusieurs industries et différents jobs, et trouver ce qui me plaisait. J’ai ainsi pu toucher à la recherche nucléaire, au génie de l’entretien d’équipement en pâtes et papiers, à la vérification de procédés pétrochimiques et à l’ingénierie de la production dans l’industrie des sables bitumineux. J’ai alors compris que j’aimais les défis, la créativité et la liberté qu’offre le travail de recherche, et que je voulais travailler dans le domaine des sables bitumineux. J’ai donc fait une maîtrise pour pouvoir trouver un emploi dans un centre de recherche et développement.

J’ai décidé de quitter cet emploi après 10 ans, parce que je voulais diriger des équipes et avoir une incidence plus directe sur la collectivité. J’ai choisi de travailler à l’APEGA (j’ai dû postuler à plusieurs reprises avant d’être engagée) puisque, en régissant deux professions, cet organisme fait de l’Alberta un meilleur endroit où vivre. J’y ai d’abord supervisé les programmes de sensibilisation (maternelle à la fin du secondaire), la programmation de sensibilisation dans les universités, les initiatives à l’intention des femmes et des personnes autochtones, l’enquête salariale, l’affichage d’emplois et les avantages aux membres. C’était un mandat volumineux confié à toute une équipe, et j’ai adoré mon expérience. J’ai rempli ces fonctions pendant deux ans, après quoi on m’a proposé de superviser les services de la conformité puis, plus tard, ceux de la discipline et des permis.

Je compte beaucoup sur le soutien de mes mentors et collègues de travail. C’est une bonne chose d’avoir des gens pour vous appuyer, vous motiver, vous aider et vous inspirer. Il peut s’agir de gens tous différents, mais dont le parcours ressemble à celui que vous avez choisi.

Quelles activités aimez-vous faire en dehors du travail?

J’aime être active. Mes activités hivernales préférées sont le ski alpin, le curling et la lecture. L’été, j’aime jouer à la balle lente, faire du camping et fréquenter les festivals de musique. Mes enfants m’accompagnent partout où je vais — ils aiment les mêmes choses que moi! Je fais également du bénévolat : je présente des conférences de sensibilisation et des allocutions en matière de carrières, et je participe à la gestion d’organismes en siégeant à des conseils et comités.

Quels conseils ou mots d’encouragement adresseriez-vous aux personnes qui souhaitent entreprendre une carrière semblable à la vôtre?

J’aimerais offrir les quatre conseils suivants : 1) acquérez de l’assurance dans les petites choses; 2) apprenez à échouer, et sachez que les échecs ne sont pas le reflet de la personne que vous êtes; 3) formez autour de vous une équipe de gens qui saura vous motiver, vous aider et vous exprimer de l’empathie; 4) cherchez et trouvez de l’inspiration dans tout.

Parlons sciences reconnaît l’apport de Jessica Vandenberghe et le remercie pour sa participation à l’initiative Canada 2067.

Un auteur de CC

Note biographique non disponible.