Adam Viscount - Superviseur technique du projet Hibernia, ExxonMobil

Un auteur de CC
23 avril 2018

Adam Viscount

Superviseur technique du projet Hibernia, ExxonMobil

Je suis né/j’ai grandi à : Je suis né et j’ai grandi à St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador.

J’habite désormais : Toujours à St. John’s.

J’ai complété ma formation ou mes études à : J’ai obtenu mon baccalauréat en génie mécanique à l’Université Memorial de Terre-Neuve.

Décrivez votre travail.

En ce moment, je dirige et j’oriente le travail de l’équipe d’ingénieurs du projet Hibernia sur des priorités tant quotidiennes qu’à long terme.

Si chaque jour est différent et comporte ses propres défis, je passe beaucoup de temps avec les membres de mon équipe. Nous parlons quotidiennement des travaux en cours et je leur offre mon aide si des difficultés se présentent. La plupart des matinées commencent par une rencontre réunissant les effectifs sur terre et en mer. Nous passons alors en revue les réalisations et les contretemps de la veille, en déterminant les éléments à prioriser plus tard et dans les jours à suivre. Nous tentons d’être proactifs et de cerner les problèmes potentiels afin de planifier des solutions à mettre en branle s’ils se produisent. Nous communiquons beaucoup entre nous et avec les autres équipes. Il faut en effet que nous nous assurions que nos efforts s’alignent sur les priorités et besoins de l’entreprise.

Comme j’exerce des fonctions de supervision, je ne participe plus directement aux tâches d’analyse et de conception. Cela dit, je me sers continuellement des notions et des expériences en ingénierie acquises et mises à profit au cours d’emplois précédents. De façon détournée, j’utilise beaucoup de concepts en mathématiques, en physique et en chimie dans mon quotidien. Il faut en effet bien connaître ses bases pour prendre les bonnes décisions sur les plans et modèles réalisés par les autres.

J’aimais les domaines suivants :

Quelle est l’incidence de votre travail sur la vie des gens?

Étant donné que je travaille dans l’industrie des hydrocarbures, ce que je fais a beaucoup d’impacts sur les gens. J’aide mon entreprise à répondre aux besoins énergétiques régionaux, nationaux et internationaux. Localement, notre industrie est un puissant moteur économique, tant pour notre ville que pour notre province.

Quels sont les aspects de votre carrière qui vous motivent?

Du point de vue technique, j’adore constater les résultats du travail que nous faisons. Je suis heureux quand mon équipe trouve des solutions aux défis auxquels elle est confrontée. C’est tellement satisfaisant de voir ces solutions mises en œuvre! Je suis également extrêmement motivé par les échanges avec mes collègues et les gens de l’entreprise dans son ensemble. En effet, dans mon milieu de travail, des gens de divers horizons et cultures collaborent étroitement dans le but de procurer de la valeur tant à cette dernière qu’à notre province.

Je me serais décrite comme une personne qui :

Décrivez votre cheminement de carrière.

Au secondaire, je ne me doutais pas du tout que je me retrouverais ici! Quand j’étais jeune, je voulais être orthodontiste; enfant, j’avais dû en consulter un, et son bureau m’avait beaucoup impressionné. J’aimais les sciences et les mathématiques, de même que le monde des affaires (j’avais suivi un cours d’entrepreneuriat qui m’avait vraiment plu). Mes parents étant tous deux comptables, j’ai alors pensé que c’est ce que je ferais. Je me suis inscrit à l’université dans un programme d’administration, mais je me suis rendu compte que ça ne m’intéressait tout simplement pas.

J’ai donc revu mes plans. Je voulais faire quelque chose qui impliquerait les sciences et les mathématiques, ces deux disciplines que j’aimais tant. C’est à ce moment que j’ai parlé à deux de mes oncles ingénieurs. Ils m’ont expliqué le rôle des sciences et des mathématiques dans leur travail. N’y ayant jamais pensé avant, plus j’en apprenais sur ce métier, plus j’avais envie de le faire. J’ai donc décidé de changer de programme pour me lancer en ingénierie. Ce fut un peu insécurisant, parce que j’avais l’impression d’avoir perdu une année complète, sans compter les frais de scolarité associés! J’avais également près de deux ans de plus que mes camarades de classe. Mais dès le premier semestre, j’ai su que j’étais au bon endroit.

C’était aussi au moment où l’industrie pétrolière et gazière commençait à prendre son essor à Terre-Neuve-et-Labrador. Comme mon programme de baccalauréat était en alternance travail-études, je devais effectuer six stages en entreprise. Chacun s’est déroulé dans un secteur différent de l’industrie. Certains étaient au sein de compagnies locales, un autre, à Houston, au Texas, et un autre encore en Écosse (aucun d’entre eux n’était cependant chez ExxonMobil). Cela m’a permis de faire un fantastique survol du monde des hydrocarbures. Quand j’ai obtenu mon diplôme, je savais donc que c’est là que je voulais évoluer. Mais je n’aurais jamais pensé obtenir un emploi dans ma province natale, et même dans la ville où j’ai grandi! Je croyais devoir m’exiler pour trouver du travail. Je me considère très chanceux d’avoir pu me tailler une place chez ExxonMobil et faire ma vie chez moi!

Quelles activités aimez-vous faire en dehors du travail?

Très récemment, ma femme et moi avons eu notre première enfant (Emma); je passe donc le plus de temps possible avec ma famille. Mais j’adore aussi le plein air. J’aime la randonnée (surtout sur les sentiers de la East Coast Trail), le golf, le basketball et de nombreux autres sports.

Quels conseils ou mots d’encouragement adresseriez-vous aux personnes qui souhaitent entreprendre une carrière semblable à la vôtre?

En repensant à ma décision de passer des affaires à l’ingénierie, je dirais de ne pas avoir peur du changement ou de se tromper. Sachez que votre parcours n’est pas immuable, et que vous pouvez choisir de le modifier à n’importe quel moment de votre vie.

Un auteur de CC

Note biographique non disponible.