Nguyen-Vi MOHAMED - Chercheuse postdoctorale en neuropathologies

Nguyen-Vi MOHAMED

Chercheuse postdoctorale en neuropathologies

Je suis né/j’ai grandi à : Paris, Île de France, FRANCE

J’habite désormais : Montréal, Québec, CANADA

J’ai complété ma formation ou mes études à : J'ai obtenu mon master (/ma maîtrise) en France, à l’Université Paris V, puis mon doctorat à l’Université de Montréal. Enfin, je fais mon expérience postdoctorale à l’Institut Neurologique de Montréal de l’Université McGill.

Décrivez votre travail.

Le but de mon travail est de développer un nouveau modèle de recherche similaire au cerveau humain, afin de trouver de nouveaux médicaments pour la maladie de Parkinson. À partir de cellules souches de patients, qui ont la capacité de devenir n’importe quel type cellulaire du corps, je fais des cellules neuronales. Ces neurones, grandis en trois dimensions, s’organisent alors en réseau, comme dans le vrai cerveau humain. Ce modèle appelé organoïde cérébral ou « minibrain », mesure 4mm et me permet de découvrir les mécanismes cellulaires pathologiques responsables de la maladie de Parkinson. Je passe beaucoup de temps à produire mes mini-cerveaux, à les nourrir pour les faire grandir et les garder en vie. Après quelques semaines de culture, je fais des expériences pour comprendre la maladie de Parkinson. Tous les jours, afin de mener à bien ce travail, je dois réfléchir et critiquer mes résultats. Il y a beaucoup d’échecs avant d’obtenir des résultats positifs. Les échecs nous apprennent beaucoup, et nous permettent d’améliorer notre recherche et de progresser. C’est aussi grâce au travail d’équipe que nous faisons des découvertes ou que nous résolvons des problèmes, car chacun possède des expertises différentes qui sont nécessaires aux découvertes scientifiques. Dans le laboratoire où je travaille, les gens viennent de partout dans le monde (Chine, Mexique, France, Irlande, Iran, Inde etc.); alors, nous interagissons principalement en anglais pour travailler. Je pense qu’un bon scientifique est une personne curieuse, déterminée, et ouverte sur le monde.

J’aimais les domaines suivants :

Quelle est l’incidence de votre travail sur la vie des gens?

Je travaille afin de comprendre la maladie de Parkinson et trouver de cibles thérapeutiques pour développer de nouveaux médicaments.

Quels sont les aspects de votre carrière qui vous motivent?

Les maladies neurodégénératives comme Alzheimer ou Parkinson sont un fléau pour notre société vieillissante. J’aime le défi que représente la nécessité de découvrir de nouveaux médicaments. J’aime que mon métier puisse aider les gens. Je suis passionnée car c’est intéressant et nécessaire d’agir. Cette carrière est idéale pour moi car j’aime aider les gens, et très curieuse de nature, j’aime découvrir de nouvelles choses chaque jour. En sciences, nous devons penser à des expériences, les conceptualiser afin de répondre à des questions dont personne n’a la réponse. La science, la recherche, c’est comme un puzzle géant dont il faut trouver les pièces et reconstituer. C’est très stimulant chaque jour, tout le temps différent. L’autre aspect que j’aime beaucoup en recherche, c’est la diffusion du savoir. Nous présentons nos résultats régulièrement à d’autres chercheurs et nous établissons des collaborations dans le monde pour travailler avec les meilleurs experts, afin d’accélérer le processus de découvertes.

Je me serais décrite comme une personne qui :

Décrivez votre cheminement de carrière.

Au secondaire, je savais que je voulais travailler dans le domaine médical pour aider les gens. J’ai toujours adoré les sciences; mes matières favorites étaient les mathématiques jusqu’à mes 20 ans. Puis je suis rentrée à l’université et j’ai découvert les neurosciences en troisième année de baccalauréat. Grâce à un stage international à l’Université de Montréal pendant mes études de maîtrise, j’ai découvert que Montréal est une ville d’excellence en neurosciences. J’étais passionnée par le cerveau, cet organe qui nous définit, et c’est ainsi que j’ai poursuivi mon cursus en neuropathologies au Canada. Je n’ai pas eu de très bonnes notes les premières années de mon baccalauréat, car je n’avais pas encore découvert la matière qui me fascinait pour ma carrière. C’est seulement quand j’ai découvert les fascinantes neurosciences que j’ai commencé à exceller à l’université. J’ai donc surmonté un échec en trouvant ce qui me faisait palpiter.

Quelles activités aimez-vous faire en dehors du travail?

Pour m’amuser je fais beaucoup de sport. J’ai pratiqué pendant quelques années le rugby en compétition. Je fais de l’escalade en ce moment, et je souhaite me remettre au Jujitsu sous peu, que je faisais quand j’étais au secondaire. Comme j’aime beaucoup les sciences, au début de mes études universitaires, j’ai aussi suivi des cours de pilotage par curiosité. Je volais dans des petits avions avant de conduire ma première voiture. Je fais beaucoup de bénévolat, dans le domaine médical et dans le domaine éducationnel, mais aussi dans le domaine artistique où je promotionne les artistes en exposant leurs travaux dans mes commerces.

Quels conseils ou mots d’encouragement adresseriez-vous aux personnes qui souhaitent entreprendre une carrière semblable à la vôtre?

Je pense que pour être heureux dans sa carrière, il faut suivre ses passions et toujours faire ce qui nous plaît. La clé du succès se trouve dans la curiosité, le plaisir et dans le travail pour accomplir ses objectifs.









Un auteur de CC

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