STEPHANIE GOOD - Responsable de la certification des pêches

Ce profil de carrière a été traduit de l’anglais par Parlons sciences. Cliquez ici pour consulter le texte original en anglais.

STEPHANIE GOOD

Responsable de la certification des pêches chez le Marine Stewardship Council.

Je suis né/j’ai grandi à : À Oconomowoc (Wisconsin), aux États-Unis.

J’habite désormais : À Londres, au Royaume-Uni.

J’ai complété ma formation ou mes études à : J’ai fait mes études universitaires à l’Université du Wisconsin à Madison, où j’ai obtenu un baccalauréat en zoologie et une maîtrise en bibliothéconomie et sciences de l’information.

Décrivez votre travail.

Je passe une bonne partie de ma journée à répondre à des questions et à essayer de résoudre des problèmes. Chaque jour est donc différent, ce que j’apprécie vraiment. Je me sers de mes connaissances en STIM lorsque je travaille à l’élaboration de politiques. Entre autres, j’ai élaboré une nouvelle exigence selon laquelle les responsables des pêches doivent tenir compte de l’impact de leurs activités sur les espèces non ciblées et évaluer d’autres méthodes capables de minimiser cet impact. Par exemple, dans les situations où les oiseaux de mer peuvent s’accrocher à des palangres, les responsables des pêches doivent comptabiliser le nombre d’oiseaux touchés par le phénomène et déterminer si ce niveau d’impact est durable étant donné la population d’oiseaux totale. Si on détermine que les palangres pourraient menacer la population d’oiseaux, les responsables des pêches doivent évaluer différentes mesures capables de réduire l’impact le plus possible. Dans de telles situations, on décide souvent de faire flotter des banderoles derrière le navire afin de faire fuir les oiseaux. Par conséquent, il y a eu une énorme réduction du nombre d’oiseaux blessés ou tués par des palangres. Je fais des recherches sur les façons dont on évalue les impacts sur les populations d’oiseaux et aussi sur les nouvelles technologies qui pourraient rendre ces évaluations plus précises.

Grâce à mes études en zoologie, je peux mieux comprendre les comportements d’espèces susceptibles de perturber les engins de pêche. De plus, je me sers de mes connaissances en mathématiques quand j’étudie différentes façons d’évaluer l’impact des activités de pêche sur les populations animales. Quand on recherche des solutions techniques aux problèmes de capture accessoire, il est utile de comprendre la technologie utilisée dans les engins de pêche et le fonctionnement des bateaux de pêche. Mon milieu de travail est très collaboratif. Mes collègues et moi avons tous des compétences différentes qui sont pertinentes par rapport à différents aspects des normes en matière de pêche durable. Je suis toujours en train d’apprendre. Par exemple, je viens d’apprendre comment réaliser une évaluation des stocks de poissons.

Je parle un peu le français, ce qui est utile quand on travaille pour un organisme mondial. J’aurais aimé apprendre d’autres langues.

Lorsque j’étais au secondaire, j’appréciais…

Quelle est l’incidence de votre travail sur la vie des gens?

Je suis chanceuse, car je crois que ma carrière me permet d’aider à protéger les océans du monde. Une fois adoptées, les modifications que j’apporte aux normes en matière de pêche durable sont appliquées « en mer ». Je trouve cela très gratifiant sur le plan personnel, mais je veux également inspirer les autres à s’impliquer de diverses façons pour protéger l’environnement.

Quels sont les aspects de votre carrière qui vous motivent?

J’adore apprendre de nouvelles choses, collaborer avec d’autres personnes pour résoudre des problèmes et contribuer à un monde meilleur. Au travail, je me sers d’une grande variété de compétences et je collabore avec diverses personnes, y compris des scientifiques et des membres du public. J’ai l’occasion de faire de la recherche scientifique, d’élaborer des politiques et de nouveaux processus, d’analyser et de présenter des données... et de voyager partout dans le monde!

Lorsque j’étais au secondaire, je me serais décrit(e) comme une personne qui…

Décrivez votre cheminement de carrière.

Quand j’ai fait mes études de premier cycle en zoologie à l’Université du Wisconsin à Madison, je voulais devenir vétérinaire. J’ai suivi de nombreux cours en comportement animal et écologie faunique qui ont éveillé mon intérêt pour ces domaines. J’ai décidé que je ne voulais pas devenir vétérinaire, mais je ne savais toujours pas ce que je voulais faire. J’ai donc suivi beaucoup de cours supplémentaires dans des domaines autres que la zoologie, y compris les mathématiques, la chimie, l’anthropologie culturelle (ce qui m’a aidé à mieux comprendre ma propre espèce) et même l’écriture créative.

Après avoir obtenu mon diplôme, j’ai travaillé dans une librairie. Je développé un intérêt pour les façons dont on recueille et utilise l’information, surtout parce que l’Internet prenait son essor à l’époque. J’ai donc décidé de faire une maîtrise en bibliothéconomie et sciences de l’information. Il ne s’agissait pas d’un parcours traditionnel pour une scientifique qui finirait par travailler dans le domaine de l’écologie marine. Mais j’ai découvert qu’une formation de base en sciences suivie d’un programme de maîtrise professionnel m’a permis d’acquérir un ensemble de compétences à la fois uniques et utiles qui m’ont vraiment aidée dans ma carrière.

Quelles activités aimez-vous faire en dehors du travail?

J’aime lire, faire de l’équitation et de la randonnée, parcourir le monde et rencontrer des personnes intéressantes. J’essaie de passer le plus de temps possible à la mer. J’aime observer les baleines et les oiseaux de mer. Je fais du bénévolat pour le British Trust of Ornithology, pour lequel je dénombre les oiseaux aquatiques sur un site près de chez moi. C’est une excellente façon de participer à la collecte de données et d’apprécier le monde naturel qui m’entoure.

Quels conseils ou mots d’encouragement adresseriez-vous aux personnes qui souhaitent entreprendre une carrière semblable à la vôtre?

Sors des sentiers battus. Quelles compétences pourraient te démarquer des autres? Ne te limite pas à l’apprentissage en classe. Tu dois également vivre des expériences dans les domaines qui t’intéressent. Divers organismes embauchent des stagiaires. Il s’agit d’un excellent moyen de se familiariser avec un emploi particulier et de commencer à développer un réseau professionnel!

Un auteur de CC

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