TALEITHA (TIA) WEST - Directrice de laboratoire de recherche et développement

Ce profil de carrière a été traduit de l’anglais par Parlons sciences. Cliquez ici pour consulter le texte original en anglais.

Taleitha (Tia) West

Directrice de laboratoire de recherche et développement

Je suis né/j’ai grandi à : : J’ai grandi à Toronto (Ontario), mais je suis née à Brampton (Ontario), Canada.

J’habite désormais : Vancouver (Colombie-Britannique), Canada.

J’ai complété ma formation ou mes études à : J’ai obtenu mon baccalauréat en sciences appliquées (B.Sc.A.) en génie mécanique à l’Université de Toronto.

Décrivez votre travail.

En tant que directrice, je rencontre mon équipe une fois par semaine afin de faire le point sur leurs activités. Nous mettons aussi ce temps à profit pour déceler le moindre problème et établir les priorités de la semaine. Je suis également responsable des budgets de l’équipe et des projets. De ce fait, tous les ans, je coordonne le résumé des activités de l’année précédente, et je planifie les choses pour l’année suivante.

En tant que membre de l’équipe de projet, j’examine les processus que nous développons et je conçois ou spécifie le matériel dont nous avons besoin pour travailler. C’est l’aspect « génie mécanique » de mon travail. Je dois parfois effectuer des calculs personnalisés de transfert thermique ou des calculs de bilan massique ou énergétique pour un système. La sécurité représente une part importante du processus de planification, et nous réalisons une évaluation approfondie des dangers à partir de laquelle nous préparons un plan d’atténuation des risques.

Le paramétrage et l’installation du matériel font aussi partie de mon travail. Si j’ai spécifié ou acheté du matériel, j’en connais probablement un maximum à son propos. Par conséquent, je me charge de son installation ou du moins je participe à son paramétrage. Durant la phase de test, je rassemble des données. Cela va de la collecte d’échantillons à la main, à la réalisation de titrages ou d’autres tests analytiques, en passant par l’inscription des données sur une feuille de calcul aux fins d’autres analyses. Pour des tests plus complexes qui sont rattachés à un système d’enregistrement des données, je consigne les renseignements en tenant compte du facteur temps (p. ex., la pression, la température, le débit par heure). L’analyse des données constitue aussi une part importante de mon travail pour comprendre les tests effectués et veiller à ce que les données soient valides, de manière à ce qu’elles puissent être utilisées ailleurs.

En tant que chef d’équipe, je prépare souvent des présentations en PowerPoint dans lesquelles je dois expliquer clairement les résultats et les conclusions, sans noyer la direction sous des détails trop techniques. Les compétences en réalisation de présentations et les compétences non techniques sont importantes. Je ne dirais pas que les présentations sont amusantes à faire, mais avec la pratique, on s’améliore. Je dois souvent prendre des décisions, mais en tant que chef, j’essaie d’inciter les membres de mon équipe à prendre leurs propres décisions, en les aidant durant le processus de réflexion à peser le pour et le contre. Parfois, les gens viennent me voir avec un problème en attendant de moi que je le résolve ou que je prenne une décision. Souvent, je les envoie chercher plus de renseignements afin qu’ils reviennent me voir avec quelques solutions possibles à me présenter plutôt que simplement un problème. Ensuite, nous pouvons avoir une conversation constructive, qui débouchera sur un consensus ou une décision collective.

Lorsque j’étais au secondaire, j’appréciais…

Quelle est l’incidence de votre travail sur la vie des gens?

Le Bureau du coroner en chef de l’Ontario a pour devise : « Nous parlons pour les morts afin de protéger les vivants ». Cela signifie que nous essayons de donner une valeur et un sens à chaque vie par notre travail. Nous faisons de notre mieux pour empêcher que de nouveaux crimes soient commis, en étudiant ceux qui ont déjà eu lieu. En ce qui me concerne, le fait de permettre aux familles de faire leur deuil est très important – la perte d’un être cher peut être une expérience tragique et déconcertante, et nous pouvons adoucir un peu la souffrance en traitant la personne décédée avec égards et respect.

Les usines chimiques que nous concevons et construisons à notre siège social (pas à notre laboratoire) produisent de l’acide sulfurique et du dioxyde de chlore. L’acide sulfurique est utilisé dans l’industrie des engrais et le dioxyde de chlore est un réactif de blanchiment qui sert dans l’industrie des pâtes et papiers. Les produits ou améliorations que nous développons permettent de rendre ces usines plus efficientes, de réduire leur incidence environnementale ou d’améliorer ou de modifier les procédés. Il en résulte une réduction de la consommation des ressources et de l’énergie ainsi qu’une baisse des émissions de gaz et de la production de déchets, pour le plus grand bien des industries et des consommateurs.

Quels sont les aspects de votre carrière qui vous motivent?

Ce qui me passionne le plus dans mon travail, c’est avoir un nouveau projet à réaliser, relever un défi, ou progresser avec mon équipe. La partie la plus intéressante de mon métier consiste à construire et tester de nouveaux appareils et à obtenir des résultats qui sont significatifs et utiles pour nos projets d’ingénierie commerciale. C’est vraiment exaltant de voir la construction de quelque chose en partant de rien, d’effectuer une série de tests et de constater que les résultats de ces tests sont utiles dans un contexte commercial. J’aime l’aspect collaboratif et le côté concret de mon travail. La recherche et le développement englobent tous les aspects de l’ingénierie, de la conception à la construction, en passant par les tests, et ça c’est la meilleure partie de mon travail.

Lorsque j’étais au secondaire, je me serais décrit(e) comme une personne qui…

Décrivez votre cheminement de carrière.

Comme j’ai toujours aimé les mathématiques, les sciences et les casse-têtes, mes parents m’ont suggéré de m’orienter vers l’ingénierie. Je ne savais pas quel domaine de l’ingénierie choisir, parce que quand on est à l’école secondaire, c’est difficile de bien comprendre à quoi correspond chaque discipline. J’ai donc choisi par élimination. J’ai travaillé pendant quatre mois à Husky Injection Molding Systems Ltd., où j’ai découvert la modélisation et la conception en 3D. J’ai apprécié cette expérience, mais je ne me voyais pas faire de la modélisation toute la journée pendant le reste de ma vie, car c’est un travail certes intéressant, mais très solitaire.

Après mes études universitaires, mon premier emploi a été à la Division de la certification et des essais de l’Association canadienne de normalisation. J’ai vraiment aimé l’aspect concret du travail lié aux tests (p. ex., le tir de rondelles sur les masques de hockey à l’aide d’un canon, les tests de collision sur des casques de vélo ou les tests d’isolation électrique des chaussures de sécurité). Cependant, au fil du temps, j’ai trouvé que cela devenait répétitif et ennuyeux. À ce moment, je savais vraiment que je voulais un métier possédant un aspect concret.

J’ai eu ma première expérience en recherche et développement chez Dyson (le fabricant d’aspirateurs). Aujourd’hui, cette entreprise commercialise d’autres produits comme des sèche-mains, des sèche-cheveux et des ventilateurs. C’est passionnant de travailler dans cette entreprise, qui compte plus de 400 autres ingénieurs, stagiaires en ingénierie et concepteurs industriels. Il y avait plusieurs laboratoires différents pour la construction et le test des appareils, ainsi qu’un atelier d’usinage in situ. J’ai appris à me servir d’un tour et d’une fraiseuse, et j’ai étoffé mes connaissances sur les instruments à utiliser pour mesurer les flux, le courant, la température et la pression.

Mon troisième emploi a été conseillère dans le secteur du gaz et du pétrole chez WorleyParsons. J’y ai appris comment on gère de grands projets multidisciplinaires. J’y ai aussi appris la conception de grandes installations mécaniques (p. ex., les réservoirs, les appareils à pression, les pompes). Il manquait à cet emploi le côté concret. C’est ainsi que je suis arrivée chez Chemetics, de Jacobs. Chemetics est depuis toujours une entreprise axée sur la technologie, avec un ancrage dans la recherche et le développement. Jacobs est une entreprise internationale d’ingénierie. J’ai utilisé mes connaissances acquises dans le domaine de la consultation ainsi que dans la recherche et le développement pour décrocher un emploi dans le laboratoire de Vancouver (Colombie-Britannique). C’est de loin le travail le plus passionnant et épanouissant que j’ai eu, car il combine le côté concret de la recherche et du développement à la conception mécanique et au travail en équipe.

Quelles activités aimez-vous faire en dehors du travail?

J’adore les montagnes de la Colombie-Britannique. J’aime courir en pleine nature, randonner, faire du vélo tout-terrain et du ski dans les montagnes de la province. J’aime aussi réaliser des projets d’amélioration de ma maison.

Quels conseils ou mots d’encouragement adresseriez-vous aux personnes qui souhaitent entreprendre une carrière semblable à la vôtre?

Ne sous-estimez pas l’importance des compétences non techniques (p. ex., les aptitudes en relations humaines, les techniques organisationnelles, la présentation et la rédaction, le travail en équipe), car elles peuvent vous aider à progresser dans votre carrière. Essayez d’abord de résoudre vous-même les problèmes, mais n’y consacrez pas trop de temps et demandez de l’aide. Allez voir votre patron ou votre supérieur avec votre problème ET quelques solutions possibles. Vous y gagnerez son respect, et cela vous aidera à prendre vos propres décisions éclairées et mûrement réfléchies.

Un auteur de CC

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