KAYLYN ROLOSON - Transformatrice de métaux

Ce profil de carrière a été traduit de l’anglais par Parlons sciences. Cliquez ici pour consulter le texte original en anglais.

KAYLYN ROLOSON

Transformatrice de métaux, Walters Group Inc.

Je suis né/j’ai grandi à : Hagersville (Ontario), au Canada

J’habite désormais : Hagersville (Ontario), au Canada

J’ai complété ma formation ou mes études à : au Collège Mohawk et au Collège Conestoga

Décrivez votre travail.

Ma journée commence toujours par la lecture et l’analyse du bleu pour les tâches que je devrai accomplir. Je dois également choisir les outils et les méthodes appropriés pour réaliser l’assemblage décrit dans le bleu. Cette tâche inclut habituellement de dessiner, à l’aide de pierre à savon, un tracé sur des poutres en I ou sur des pièces en acier à corps creux. Les lignes faites avec la pierre à savon montrent l’emplacement des différentes pièces comme les plaques de jonction, la tôle pliée ou les autres poutres et tubes. Parfois, ces assemblages sont une simple poutre ou une série de poutres qui constituent une ferme complexe ou une charpente. Pour ce faire, j’utilise différents instruments d’équerrage comme une équerre combinée, un niveau ou une équerre de deux pieds. Ensuite, selon le processus à suivre, je dois fixer les pièces d’acier sur l’assemblage à l’aide d’une soudeuse, faire des découpes avec un chalumeau d’acétylène, percer des trous avec une perceuse magnétique et parfois, résoudre des problèmes importants.

Lorsqu’il faut résoudre des problèmes dans le cadre de plus grands projets, je travaille habituellement avec un collègue pour fabriquer un gabarit ou un dispositif de fixation pour faciliter le processus de construction. Il s’agit simplement de fabriquer des outils de guidage pour recevoir les pièces; grâce à ces outils, les mesures et les angles sont précis. De plus, cela aide à mettre les pièces à l’équerre. Il m’arrive à l’occasion de devoir utiliser des vérins hydrauliques pour manipuler les pièces d’acier dans la direction où elles doivent aller. Finalement, j’ai parfois le plaisir de souder mes assemblages complets, si je suis chanceuse. Ces assemblages peuvent faire partie de gratte-ciel, de ponts, d’usines, de centres commerciaux ou de musées. Nous pouvons fabriquer tout ce que vous voulez avec de l’acier.

Lorsque j’étais au secondaire, j’appréciais…

Quelle est l’incidence de votre travail sur la vie des gens?

Sans les soudeurs et les transformateurs de métaux spécialisés dans l’acier de construction, les immeubles ne seraient pas ce qu’ils sont aujourd’hui. Nous fabriquons les édifices dans lesquels vous vivez, travaillez et jouez, les ponts sur lesquels vous circulez, et les musées et les structures dans lesquels vous vous familiarisez avec l’histoire.

Quels sont les aspects de votre carrière qui vous motivent?

Je suis emballée quand on me confie un nouveau projet que je n’ai jamais fait auparavant parce que cela signifie que je vais apprendre de nouvelles compétences et acquérir des connaissances dans mon métier. J’aime l’aspect physique de mon travail ainsi que le fait que j’utilise mes mains tous les jours et parfois, ma créativité. J’aime aussi avoir l’occasion d’enseigner à de nouveaux collègues et savoir qu’ils sont aussi enthousiastes que moi à l’égard de notre travail.

Lorsque j’étais au secondaire, je me serais décrit(e) comme une personne qui…

Décrivez votre cheminement de carrière.

Quand j’étais à l’école secondaire, je n’envisageais absolument pas d’exercer un métier manuel. Je voulais aller à l’université pour étudier les arts et faire partie de l’équipe universitaire de balle rapide. J’ai atteint ce but à l’Université McMaster et j’ai adoré chaque moment de cette expérience. À l’École des beaux-arts à McMaster, je me suis familiarisée avec l’atelier de soudage pour la fabrication de sculptures en métal. J’ai eu le coup de foudre pour le processus de fabrication avec de l’acier soudé. Après l’obtention de mon baccalauréat en arts visuels et en histoire de l’art, au départ, je voulais poursuivre mes études à la maîtrise en arts, puis enseigner dans un collège ou une université. Cependant, les choses ne se sont pas déroulées comme prévu et ma première tentative pour m’inscrire dans une école d’études supérieures a échoué. Comme je me sentais rejetée et découragée, je voulais faire quelque chose de mes compétences et apprendre à gagner ma vie avec mes sculptures en métal. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de m’inscrire à un cours d’introduction à la soudure et la fabrication métallique au Collège Mohawk. Cela m’a permis d’atteindre le premier niveau et de pouvoir devenir apprentie. À l’origine, je n’avais pas l’intention d’en faire ma carrière. Mais dès que j’ai commencé à ajuster et à souder des assemblages, j’ai trouvé que c’était extrêmement gratifiant et j’ai voulu continuer à constamment progresser dans mon apprentissage de ce métier.

Quelles activités aimez-vous faire en dehors du travail?

J’aime faire de la course à pied, faire des randonnées et jouer à la balle rapide. Je demeure également active au sein de ma communauté artistique : je siège au conseil d’administration de l’organisme Hamilton Artists inc. et je donne un coup de main lors des activités. Pour me détendre, je voyage et je regarde Netflix avec mon copain, et j’espère bientôt recommencer à créer des œuvres d’art.

Quels conseils ou mots d’encouragement adresseriez-vous aux personnes qui souhaitent entreprendre une carrière semblable à la vôtre?

Ne vous laissez pas décourager lorsqu’on vous confie des tâches répétitives. Avec la pratique, vous allez devenir meilleurs, plus forts et plus rapides. De plus, ne vous découragez pas si vous faites une erreur. Les erreurs nous permettent d’apprendre. Les meilleurs transformateurs de métaux ont fait les pires erreurs et cela les a rendus encore meilleurs.

Un auteur de CC

Note biographique non disponible.







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