Échec du lancement d’une fusée Soyouz

Ci-dessus: Image © Wikimedia Commons

Les vaisseaux Soyouz assurent le transport des astronautes et des cosmonautes qui se rendent à la Station spatiale internationale ou qui en reviennent. Ces vaisseaux spatiaux décollent du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan. Mais le jeudi 11 octobre, le lancement d’une de ces fusées a échoué.

Les membres de l’équipage voyagent dans une capsule attachée à la fusée. En cas de défaillance au décollage, la capsule se détache automatiquement et effectue une rentrée balistique sur Terre. Étant donnée la vitesse extrême de la capsule au moment où elle se détache, elle doit rapidement ralentir afin d’atterrir en toute sécurité. Ce ralentissement s’effectue grâce à la traînée atmosphérique, une force qui s’exerce dans la direction contraire à celle vers laquelle se déplace un objet. Un angle de rentrée très abrupt permet de maximiser la traînée atmosphérique.

Physiquement, une rentrée balistique peut être très difficile pour les membres de l’équipage. La force g (force d’accélération) qui s’exerce sur leur corps est en effet très importante.

Dans les circonstances normales, le corps humain ressent une force de 1 g. Sur des montagnes russes, on ressent une force g plus élevée pendant quelques fractions de seconde. C’est ce qui rend ces attractions tellement palpitantes! On peut même ressentir une force g légèrement plus élevée en toussant ou en éternuant. Mais pendant leur descente, les membres de l’équipage de la mission Soyouz MS-10 ont ressenti une force de 6 g à 7 g.

De nos jours, les astronautes et les cosmonautes n’effectuent de rentrée balistique qu’en cas d’urgence. Mais lors des premiers voyages spatiaux, il s’agissait de la seule façon de revenir sur Terre.

Le savais-tu? Au milieu du XXe siècle, un médecin de l’armée américaine appelé John Stapp a construit un traîneau propulsé par fusée pour tester la tolérance de son corps à la force g. Il a ressenti une force allant jusqu’à 46,2 g.

Le 11 octobre, l’équipage de la mission Soyouz MS-10 comptait deux membres : un astronaute de la NASA nommé Nick Hague et un cosmonaute russe nommé Alekseï Ovtchinine. Des médecins les ont examinés après l’atterrissage d’urgence et continuent de les surveiller. Heureusement, ils sont tous les deux en bonne santé.

Le savais-tu? On utilise le mot astronaute pour désigner les individus formés par l’Agence spatiale canadienne, la NASA, l’Agence spatiale européenne ou l’Agence d’exploration aérospatiale japonaise. Le mot cosmonaute désigne un individu formé par ROSCOSMOS, le programme spatial russe.

Il est important de déterminer la cause du problème le plus rapidement possible, car les fusées Soyouz offrent le seul moyen de transporter des astronautes et des cosmonautes vers la Station spatiale internationale et de les ramener sur Terre.

Roscomsos, l’agence spatiale russe, mènera donc une enquête sur l’échec du lancement. En attendant les résultats de l’enquête, il n’y aura aucun lancement de fusées Soyouz.

L’astronaute canadien David Saint-Jacques est supposé se rendre à la Station spatiale internationale le 20 décembre 2018. Cette enquête repoussera-t-elle sa date de départ? Nous publierons régulièrement des mises à jour.

Le savais-tu? L’astronaute canadien David Saint-Jacques était l’astronaute de relève pour cette mission. Il aurait remplacé l’un ou l’autre des membres réguliers de l’équipage s’ils n’étaient pas en mesure de participer.

Aimerais-tu en apprendre davantage sur la vie à bord de la Station spatiale internationale? Pars à la découverte d’Espace vivant, un projet élaboré par Parlons sciences et l’Agence spatiale canadienne.

En apprendre davantage

Vaisseau spatial Soyouz
Agence spatiale canadienne

Après une défaillance au décollage, la fusée Soyouz atterritd’urgence au Kazakhstan
France 24

Les pires accidents spatiaux de l’histoire
Météo Média

Répercussions internationales après l’échec du Soyouz
Aero Spatium

La Station spatiale internationale
Agence spatiale canadienne

Un auteur de CC

Note biographique non disponible.